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à la Paroisse de Saint-Cloud
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Édito

5000

5000 : c’est le nombre d’heures d’ouverture de la chapelle du Sacré-Cœur depuis son inauguration le 5 mars 2025. J’imagine bien qu’en affirmant cela, je fais des sceptiques : soit que vous pensiez que ce chiffre est largement surévalué — alors faites le calcul par vous-mêmes : nuit et jour du dimanche 20h au samedi midi, soit 136h par semaine hors vacances… bon, je le concède, nous en sommes « seulement » autour de 4900 ce weekend — soit que vous regrettiez que la chapelle ne soit pas davantage accessible — je sais qu’il n’est jamais agréable de se retrouver bloqué devant une porte fermée, même avec une pancarte plastifiée qui indique gentiment les heures et jours de fermeture, mais si vous avez une solution pour assurer le relais durant les vacances scolaires, ça m’intéresse !

La réalité est là : 5000h d’adoration du Saint-Sacrement à Saint-Cloud en un an. Au milieu de la nuit, souvent un cœur à cœur solitaire, mais j’observe que les dix places de la chapelle sont régulièrement toutes occupées en journée. Puisque nous avons passé le cap du premier anniversaire — que l’on retienne le jour liturgique du mercredi des cendres ou bien la date du 5 mars —, je voudrais remercier ici tous ceux qui ont rendu et qui continuent de rendre cette aventure paroissiale possible : les petites voix qui réclamaient avec persévérance l’adoration permanente depuis si longtemps, le Père Richard qui leur a fait confiance, ceux qui ont suivi les travaux d’aménagement et qui continuent de veiller sur l’entretien des lieux, les organisateurs (organisatrices, surtout) zélés qui ont mis en place le relais d’adoration après la prédication des Missionnaires de la Sainte Eucharistie, les responsables de quart, et vous tous, adorateurs inscrits et remplaçants, qui par votre engagement permettez à tant d’autres, occasionnels ou de passage, de rencontrer Jésus.

Voilà donc une joie particulière qui m’emplit en ce dimanche de Lætare : que le cœur battant de Jésus soit tant aimé dans la paroisse que je sers comme vicaire. Dans cette chapelle du Sacré-Cœur (104 bd de la République, pour ceux qui ne l’ont pas encore découverte), vous avez remarqué bien sûr l’intention de prière que le pape nous propose chaque mois et qui est affichée au pied de l’ostensoir. Providentiellement ce mois-ci — les intentions soit choisies un an à l’avance —, Léon XIV nous invite à prier « pour que les nations s’engagent dans un désarmement effectif, en particulier le désarmement nucléaire, et que les dirigeants du monde choisissent le chemin du dialogue et de la diplomatie et non celui de la violence ».

Au milieu du carême, nous nous rappelons les premières paroles du pape Léon, qui furent d’abord la première salutation du Christ ressuscité : « La paix soit avec vous. » Ainsi le violet non seulement du carême, mais aussi du deuil et de la guerre, s’éclaircit déjà de la lumière de la Résurrection et de la paix. « Le pape, combien de divisions ? », rétorquait jadis l’impitoyable Staline à quiconque le suppliait de considérer les appels du Saint-Siège en faveur de la paix et des libertés religieuses. Vous connaissez la réponse : ici à Saint-Cloud, un régiment de 5000 heures. En êtes-vous ?

Père Clément Ryder +

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éVANGILE DU JOUR

En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée.
– Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays.
Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.
Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm.
Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.
Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! »
Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »
Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.
Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant.
Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure, (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. »
Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.
Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
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