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Actualités
Édito

MÉDITEZ !

Le catéchisme de l’Église nous décrit les trois modalités de la prière que sont la prière vocale, la méditation et l’oraison. En cette semaine d’entrée en carême, ma question est simple : vivez-vous effectivement les trois ? Nous voyons bien ce que signifie la première car nous sommes tous à adresser dans la semaine ou notre journée des mots simples au Christ, à Dieu et à ses saints. Mais qu’en est-il du temps que nous accordons hebdomadairement aux deux autres ?
Il y a quelques temps, je me suis pris à le rappeler aux jeunes qui partaient aux JMJ de Lisbonne : les trois modalités de la prière s’appellent entre elles car la prière vocale amène à la méditation et la méditation conduit à l’oraison. Et qui prie dans ses journées en adressant déjà quelques mots vers le Ciel, est ensuite convié dans l’Esprit à méditer. Ce n’est pas une méditation de type extrême-orientale qui voudrait conduire à ne plus rien ressentir ou à ne plus être soi, ce qui reviendrait à vivre une forme de négation de soi- même devant Dieu. Mais bien plutôt, il s’agit d’entreprendre à l’aide de l’Écriture une réflexion priante permettant de se déterminer personnellement dans son propre itinéraire de foi à la suite de Jésus. La méditation, nous dit le Compendium du catéchisme de l’Église catholique (§ 570), « met en œuvre l’intelligence, l’imagination, l’émotion, le désir, dans le but d’approfondir sa foi, de convertir son cœur et d’affermir sa volonté de suivre le Christ. » Elle représente ainsi une étape tout à fait essentielle de la vie du croyant. Ne pas méditer, c’est en fait refuser au Christ la possibilité qu’il se révèle à mon esprit, qu’il me parle au cœur du quotidien de ma vie pour la sanctifier et ensuite, l’offrir au Père. Ne pas méditer, revient aussi à penser comme si j’étais moi-même Fils de Dieu, pouvant rester incessamment disponible à la vie dans l’Esprit, comme si je n’avais en fait jamais eu besoin de conversion ni de l’aide salvifique de la grâce pour croire et changer. 

Mais Jésus, le saint de Dieu, ne se retirait-il pas lui-même dans des endroits déserts (cf. Mc 1, 45) ?
La société actuelle nous refuse toute forme de pensée secondaire, d’intériorité cachée, parce qu’elle confond l’entièreté et l’immédiateté, l’authenticité et la transparence. Mais Jésus, le saint de Dieu, ne se retirait-il pas lui-même dans des endroits déserts (cf. Mc 1, 45) ?

La société actuelle nous refuse toute forme de pensée secondaire, d’intériorité cachée, parce qu’elle confond l’entièreté et l’immédiateté, l’authenticité et la transparence. Mais de notre côté, il ne faudrait donc pas nous méprendre sur ce qui constitue la vocation première de tout baptisé, la rencontre personnelle, libre et consentie avec le Fils de Dieu, qui vit présentement au milieu de nous. La méditation, au cœur de la tradition de l’Église, nous aide à sortir de la très logique et satisfaisante nécessité individuelle et matérielle pour nous faire consentir, dans la ferveur de l’Esprit, à une contemplation et à une participation de gratuité toujours plus grande avec le mystère pascal. Elle nous fait discerner ce que Dieu veut en nous mettant véritablement à son écoute.

Par elle, la Parole qui rejoint notre existence, nous enjoint ensuite logiquement à l’oraison, c’est-à-dire à la pleine union mentale avec le Christ en Dieu, aboutissement de la foi d’un seul baptême pour notre salut. Puisse le temps de ce carême nous aider à revivre une plus ferme adhésion à la croix de notre Sauveur par le chemin des trois modalités de la prière. Dans leur pratique, nous pourrons comme Jésus apprendre à recevoir notre vouloir d’un autre pour renaitre avec Lui. Très belle entrée en carême à tous ! 

Père Jean-Baptiste Perche

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éVANGILE DU JOUR

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération.
Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
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