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Édito

MERCI, SAINT-PÈRE ! QUE CETTE JOIE DEMEURE

La visite de Léon XIV nous a fait du bien. La ferveur des jeunes, la place donnée aux malades, la joie de nous retrouver autour du successeur de Pierre : nous avons reçu de belles raisons d’espérer. Nous qui nous inquiétons si souvent pour l’avenir de l’Église, prenons aussi le temps de l’action de grâce. Ces journées nous ont rappelé combien il est bon de croire et de prier ensemble.

« Visite cette vigne », demanderons-nous dans le psaume. Après ces journées, cette prière nous touche de près. Chez Isaïe, avant la plainte, il y a tout l’amour du vigneron : il prépare la terre, choisit son plant, protège sa vigne. Dieu nous a aimés bien avant que nous songions à faire quelque chose pour lui. « Le Seigneur n’est pas indifférent à nous ! », disait le pape aux jeunes. Gardons cette parole pour les jours où nous aurons de nouveau l’impression de peiner seuls.

L’Évangile vient pourtant nous interroger. Les vignerons ne veulent plus reconnaître celui qui leur a confié la vigne. Ils veulent en être les maîtres, jusqu’à tuer le fils. Cette tentation de nous croire propriétaires n’est pas si loin de nous. Il nous arrive parfois de tenir si fort à « notre » paroisse, à « notre » groupe, à nos habitudes, que nous ne laissons plus beaucoup de place au Christ et à ceux qu’il nous envoie. Rendre grâce nous remet à notre juste place. Nous avons beaucoup reçu, et d’autres doivent pouvoir en vivre à leur tour.

Comment prolonger cette visite du pape dans notre quotidien ? Isaïe parle de droit et de justice. Cela commence aussi dans nos paroles, nos décisions, notre attention à ceux qu’on oublie. Je pense à cette personne seule que nous devions aller voir, à une réconciliation toujours remise à plus tard, à celui qui entre dans notre église sans connaître personne. À Lourdes, notre pape a rappelé aux malades qu’ils étaient « un trésor précieux pour l’Église ». Puissent-ils le sentir aussi chez nous, quand les grands rassemblements sont terminés.

Nous n’avons pas pour autant à tout porter sur nos épaules. « Priez et suppliez, tout en rendant grâce », nous dit saint Paul. Nos soucis aussi ont leur place dans cette prière. Notre espérance repose sur le Christ ressuscité, cette pierre rejetée devenue pierre d’angle. Évoquant Notre-Dame, Léon XIV nous rappelait que « ce que l’on croyait détruit à jamais peut renaître grâce à la collaboration de chacun ». Gardons cette parole lorsque nous sommes tentés de baisser les bras. Nous avons tous une peine, une déception, quelqu’un pour qui nous n’osons presque plus espérer. Confions-les au Seigneur. Il n’a pas fini son œuvre, en nous. Et chacun de nous peut y prendre sa part, avec sa foi parfois pauvre, sa bonne volonté et le soutien des autres. 

Portons dans notre prière notre reconnaissance pour la visite du Saint-Père, et prions pour lui. Confions au Seigneur ce que ces journées ont réveillé en nous. Demandons-lui de nous aider à en vivre, même quand la ferveur sera retombée. Le plus beau merci sera celui de nos vies, dans le soin que nous prendrons les uns des autres. C’est là, tout près de nous, que la vigne attend de porter du fruit.

Père Edouard Le Conte

NOS 4 ÉGLISES
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SAINT-CLOUD
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SAINT-CLOUD
68 avenue du Maréchal-Foch,
SAINT-CLOUD
éVANGILE DU JOUR

En ce temps-là,  Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage.
Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.”
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !”
Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : ‘La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux !’
Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
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