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Édito

LE MEILLEUR CONSEILLER QUI EXISTE

Grâce au sacrement du Baptême, et plus abondamment encore grâce à celui de la Confirmation, l’Esprit-Saint infuse dans notre âme 7 dons précieux. Chacun d’entre eux travaille, à sa manière, sur les différentes vertus qui se trouvent en nous, en les menant à leur perfection. Ensemble, ils nous aident à répondre résolument et promptement à toute bonne action que Dieu nous inspire de réaliser. Parmi ces dons se trouve celui de conseil. Tous les jours, nous devons prendre des décisions. Devant les choix possibles, il n’est pas toujours évident de savoir la meilleure option à prendre. Plus le sujet est important, plus nous recherchons activement les avis des uns et des autres pour nous aider dans notre démarche de « bien choisir ». Souvent, nous cherchons conseil auprès des personnes qui nous inspirent confiance par l’équilibre de leurs jugements et l’objectivité de leurs propos. Mais alors qui de mieux pour nous orienter que Dieu Lui-même ?

Il ne veut pas nous laisser seuls avec nos doutes. Il sait, Lui, ce qui est le mieux pour nous et Il désire ardemment nous le communiquer. Il veut nous aider dans la prise de nos décisions parce qu’Il nous aime et qu’Il cherche activement notre plus profond bonheur. Il nous envoie l’Esprit-Saint pour nous parler, nous conseiller, nous encourager à suivre le bon chemin qu’Il nous indique et à persévérer dans la construction du bien.
Par Son don de conseil, l’Esprit-Saint éclaire notre conscience chaque fois que nous L’invoquons dans notre prière. Il rend ainsi plus simples à comprendre les situations complexes ; Il ouvre notre intelligence pour mieux distinguer ce qui est essentiel à notre bonheur de ce qui ne l’est pas ; Il nous souffle des mots justes et nous inspire les gestes convenables pour garantir que toutes nos relations humaines seront marquées par la charité du Christ. 

Quand nous sommes confrontés à des situations délicates qui exigent beaucoup de tact, le conseil de l’Esprit-Saint nous fait comprendre qu’Il est déjà à l’œuvre dans le cœur de la personne qui est face à nous. Il nous invite à suivre fidèlement Son programme et à collaborer avec Lui, sans gâcher Son travail par des mots ou des gestes déplacés, « non-inspirés ». Il nous aide à savoir avec certitude quand il vaut mieux parler ou se taire, quelle est la meilleure tournure de phrase pour ne pas blesser, ne pas exaspérer, pour construire dans la paix et dans l’amour.

Le don de conseil perfectionne, en particulier, la vertu de la prudence, considérée comme la reine des vertus cardinales. Loin d’être une forme d’incertitude ou de précaution exagérée, la prudence gouverne toutes les autres vertus. Elle donne la possibilité de savoir avec assurance quelle vertu il faut appliquer selon chaque situation, et dans quelle mesure. Mais la prudence est limitée par nos perceptions humaines. Elle a donc besoin du don de conseil pour recevoir un éclairage supérieur et divin, qui connaît toutes les subtilités du cœur humain et les mouvements les plus intimes dans l’âme de chaque individu. 

À partir d’aujourd’hui, jour de la Pentecôte, commençons chacune de nos activités et de nos prières par une invocation à l’Esprit-Saint. Qu’Il nous enflamme tous du feu de Son amour ! 

Père Richard Greenslade, curé

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éVANGILE DU JOUR

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. »
Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.
Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
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