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Édito

DE TOUTATIS À JÉSUS-CHRIST (SUITE)

À la veille de Noël, je remarquais dans ces colonnes quel genre de monde Jésus était venu sauver il y a 2000 ans : «un monde où chaque contrée avait son dieu de la guerre, chaque continent ses sacrifices humains, chaque décennie ses massacres ».

Nos ancêtres les Gaulois n’avaient alors rien à envier à leurs voisins Goths ou Vikings : Toutatis, Esus, Taranis… autant de divinités assoiffées de sang qui réclamaient leur lot de sacrifices humains, qui par noyade, qui par pendaison… C’est dans un tel monde que le Prince de la paix s’est incarné.

Poursuivons. Serait-ce par hasard que Goscinny et Uderzo ont choisi un village gaulois pour représenter la France ? Si vous êtes un ami des mots, alors vous avez forcément remarqué à quel point le vocabulaire de la langue française sait se montrer riche lorsqu’il s’agit de dispute : brouille, conflit, bagarre, querelle, litige, altercation, accrochage, chamaillerie, empoignade, échauffourée, grabuge, bisbille, prise de bec (ou de tête), crêpage de chignons… la liste est encore longue, et rien qu’avec les synonymes qui vous viennent spontanément à l’esprit en lisant ces lignes, il y aurait presque de quoi remplir cette page.

Bien. Maintenant, combien d’équivalents pourriez-vous trouver à miséricorde ? Pardon, pitié… Indulgence, grâce… Difficile, n’est-ce pas ? Allez, un indice : mon prénom — vous l’avez ? —… En allant chercher dans les mots de dix lettres : mansuétude, ceux de cinq syllabes : magnanimité… Je cale.
L’abondance ou la pauvreté d’un champ lexical dénote l’extension et la variété de l’expérience humaine : pour exprimer toutes les nuances d’un sentiment qui fait son émerveillement, l’homme se forge au gré des siècles des vocables nouveaux ; mais lorsqu’il s’agit de communiquer ce qui n’est qu’occasionnel, quelques termes épars suffisent.

Les saints martyrs de Lyon (Blandine, Pothin et leurs compagnons) semèrent la foi chrétienne dans notre pays ; sainte Clotilde conduisit son roi et mari au baptême ; et, grâce à saint Cloud, la miséricorde et le pardon prêchés par les apôtres ont assumé le relief d’une histoire familiale blessée, d’un peuple barbare qui, la grâce aidant, balbutiait déjà le nom de notre pays. Saint Cloud n’a pas parlé du Verbe fait chair, il l’a conjugué. Par lui, en lui, pardonner a trouvé un sujet — tout son être d’enfant orphelin —, des compléments d’objet — ses oncles assassins —, des compléments circonstanciels — cette rive de la Seine où l’on célèbre désormais rien de moins que le sacrement du pardon.

Quant à nous, par quel vocabulaire allons-nous enrichir la grammaire du pardon ? Par quels contes le raconter ? Par quel témoignage le manifester ?

Père Clément Ryder +

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éVANGILE DU JOUR

En ce temps-là,  Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent.
Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?
N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.
Et il s’étonna de leur manque de foi. Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
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