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à la Paroisse de Saint-Cloud
« Découvrir, accueillir et répandre l’amour de Dieu. »
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Édito

ET REBELOTE ?

Nul besoin d’aimer taper le carton pour connaître l’expression : elle nous vient aux lèvres en bien des circonstances, notamment en cette rentrée où les diverses reprises d’activité se succèdent. « Et rebelote ! » : nous voilà repartis pour un an. Mais lorsque l’aspect répétitif des choses prend le dessus, la dimension ludique de l’interjection cède le pas à l’ironie. « Et rebelote ! » : il va encore falloir s’y coller… Le goût de la nouveauté a disparu, le plaisir aussi, ne reste alors en nous qu’un sens du devoir un peu desséché, désenchanté, parfois assorti d’un morne « de-toute-façon-j’ai-pas-le- choix-personne-ne-veut-me-remplacer ».

Or, il y a ces jours-ci quelque chose qui suscite en moi tout l’inverse d’un « et rebelote » triste et résigné : c’est la reprise de l’adoration perpétuelle en notre chapelle du Sacré-Cœur. En apparence pourtant, tous les ingrédients sont là : répétitivité, absence totale d’imprévu… et un certain sentiment de captivité — surtout si l’on est seul inscrit sur son créneau de nuit : si je renonce, qui me remplacera ? Mais au fond de soi, le sentiment toujours intact d’être à la meilleure place, d’avoir « choisi la meilleure part » (cf. Lc 10, 42) ; la certitude toujours plus grande d’avoir encore tant à recevoir du Seigneur, tant à écouter, tant à savourer ; le désir toujours entier de l’aimer davantage et d’être aimé par lui. Non, en toute sincérité, je puis vous assurer ne m’être jamais murmuré « et rebelote » au moment de retrouver Jésus au Saint-Sacrement. D’ailleurs, je crois n’être pas le seul à me demander comment notre paroisse a tout simplement pu fonctionner auparavant sans ce relais d’adoration, tant il paraît évident et vital.

Grâce à la fidélité de tous ceux qui sont inscrits et qui prennent l’engagement d’honorer Jésus une heure par semaine, beaucoup peuvent rejoindre ponctuellement cette adoration continue — vous constatez comme moi que la chapelle est régulièrement pleine d’adorateurs de passage. C’est en cela une belle œuvre missionnaire : quoi de mieux pouvons-nous faire dans notre vie que de permettre à Jésus de s’approcher des autres ?

19 créneaux sont actuellement à pourvoir (notamment le jeudi après-midi), et environ autant sont à renforcer (un seul adorateur étant inscrit). Vous pouvez en consulter le détail, et trouver d’autres informations encore, sur le site de la paroisse : paroissestcloud.fr/adoration-perpetuelle/
Comme prêtre, je veux rendre grâce tout spécialement pour les Missionnaires de la Très Sainte Eucharistie qui nous rendent visite ce dimanche : ils nous encouragent, non seulement par leur prédication mais aussi — et surtout — par le témoignage de toute leur vie, à chérir l’essentiel : l’amour de Jésus. Puissions-nous les entendre et les suivre sur ce chemin toujours nouveau.


Père Clément Ryder +

NOS 4 ÉGLISES
Place de l’Église,
SAINT-CLOUD
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36 rue du dix-huit-juin 1940,
SAINT-CLOUD
68 avenue du Maréchal-Foch,
SAINT-CLOUD
éVANGILE DU JOUR

En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.
Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.”
Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !”
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.”
Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.
C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
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