
TABLE RONDE > Mardi 17 mars à 20h30 à Stella Matutina
« Soyez miséricordieux comme votre père est miséricordieux ! » Avec Gaspard Craplet, ancien ingénieur, marin et alpiniste, ordonné prêtre en 2006,
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« Soyez miséricordieux comme votre père est miséricordieux ! » Avec Gaspard Craplet, ancien ingénieur, marin et alpiniste, ordonné prêtre en 2006,

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5000
5000 : c’est le nombre d’heures d’ouverture de la chapelle du Sacré-Cœur depuis son inauguration le 5 mars 2025. J’imagine bien qu’en affirmant cela, je fais des sceptiques : soit que vous pensiez que ce chiffre est largement surévalué — alors faites le calcul par vous-mêmes : nuit et jour du dimanche 20h au samedi midi, soit 136h par semaine hors vacances… bon, je le concède, nous en sommes « seulement » autour de 4900 ce weekend — soit que vous regrettiez que la chapelle ne soit pas davantage accessible — je sais qu’il n’est jamais agréable de se retrouver bloqué devant une porte fermée, même avec une pancarte plastifiée qui indique gentiment les heures et jours de fermeture, mais si vous avez une solution pour assurer le relais durant les vacances scolaires, ça m’intéresse !
La réalité est là : 5000h d’adoration du Saint-Sacrement à Saint-Cloud en un an. Au milieu de la nuit, souvent un cœur à cœur solitaire, mais j’observe que les dix places de la chapelle sont régulièrement toutes occupées en journée. Puisque nous avons passé le cap du premier anniversaire — que l’on retienne le jour liturgique du mercredi des cendres ou bien la date du 5 mars —, je voudrais remercier ici tous ceux qui ont rendu et qui continuent de rendre cette aventure paroissiale possible : les petites voix qui réclamaient avec persévérance l’adoration permanente depuis si longtemps, le Père Richard qui leur a fait confiance, ceux qui ont suivi les travaux d’aménagement et qui continuent de veiller sur l’entretien des lieux, les organisateurs (organisatrices, surtout) zélés qui ont mis en place le relais d’adoration après la prédication des Missionnaires de la Sainte Eucharistie, les responsables de quart, et vous tous, adorateurs inscrits et remplaçants, qui par votre engagement permettez à tant d’autres, occasionnels ou de passage, de rencontrer Jésus.
Voilà donc une joie particulière qui m’emplit en ce dimanche de Lætare : que le cœur battant de Jésus soit tant aimé dans la paroisse que je sers comme vicaire. Dans cette chapelle du Sacré-Cœur (104 bd de la République, pour ceux qui ne l’ont pas encore découverte), vous avez remarqué bien sûr l’intention de prière que le pape nous propose chaque mois et qui est affichée au pied de l’ostensoir. Providentiellement ce mois-ci — les intentions soit choisies un an à l’avance —, Léon XIV nous invite à prier « pour que les nations s’engagent dans un désarmement effectif, en particulier le désarmement nucléaire, et que les dirigeants du monde choisissent le chemin du dialogue et de la diplomatie et non celui de la violence ».
Au milieu du carême, nous nous rappelons les premières paroles du pape Léon, qui furent d’abord la première salutation du Christ ressuscité : « La paix soit avec vous. » Ainsi le violet non seulement du carême, mais aussi du deuil et de la guerre, s’éclaircit déjà de la lumière de la Résurrection et de la paix. « Le pape, combien de divisions ? », rétorquait jadis l’impitoyable Staline à quiconque le suppliait de considérer les appels du Saint-Siège en faveur de la paix et des libertés religieuses. Vous connaissez la réponse : ici à Saint-Cloud, un régiment de 5000 heures. En êtes-vous ?
Père Clément Ryder +
En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance.
Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? »
Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui.
Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.
Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »
Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,
et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.
Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »
Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. »
Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »
Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : “Va à Siloé et lave-toi.” J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. »
Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. »
On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.
Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.
À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. »
Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés.
Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. »
Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents
et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »
Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle.
Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. »
Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.
Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! »
Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »
Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. »
Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »
Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »
Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.
Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »
L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux.
Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.
Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.
Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »
Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.
Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? »
Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? »
Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. »
Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.
Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. »
Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? »
Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
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