Bienvenue
à la Paroisse de Saint-Cloud
« Découvrir, accueillir et répandre l’amour de Dieu. »
PSC_Photo_pagedaccueil
PlayPause
Actualités
Édito

UNE SEMAINE PAS COMME LES AUTRES

Nous entrons, avec le dimanche des Rameaux, dans une semaine particulière. On pourrait facilement la laisser passer comme les autres. Elle arrive d’ailleurs souvent dans des vies déjà bien remplies, et pourtant, elle est au cœur de tout.

Jésus entre à Jérusalem. Il est accueilli, acclamé. C’est un moment simple et joyeux, où tout semble s’accorder autour de lui, mais nous savons que cela ne va pas durer. Très vite, la tonalité change. Le Christ ne répond pas aux attentes, il ne s’impose pas, il ne prend pas le pouvoir. Alors une question surgit : est-il vraiment celui que nous attendons ? Le Seigneur ne vient pas prendre possession d’une terre, il vient recueillir nos cœurs pour les offrir avec le sien à son Père.

Et c’est là que tout devient plus sérieux. La Semaine Sainte ne nous est pas donnée pour assister à quelque chose. Elle nous est donnée pour que nous puissions y entrer, pour prendre notre part, non pas comme des spectateurs, mais parce que nous sommes réellement concernés. Car le Seigneur ne fait pas simplement quelque chose pour nous, à distance : il nous appelle à être liés à ce qu’il vit.

Dans ce que nous portons, dans ce que nous acceptons de traverser, dans les responsabilités qui sont les nôtres, dans les renoncements que nous n’avons pas toujours choisis, il y a déjà une manière réelle de participer à ce que le Christ accomplit pour nous. Cela ne demande pas d’ajouter des choses extraordinaires à notre vie, mais de renouveler notre présence à ce qui est déjà là : Dieu qui s’offre à nous, et qui nous attend.

On peut rester à la surface de cette semaine, ou bien choisir d’entrer dans le mystère qui s’y accomplit. Le carême touche à sa fin. Il nous a exercés à la prière, à la charité, au jeûne. Cette nouvelle semaine n’est pas une étape de plus : elle en est le sommet. Elle nous est donnée pour aller plus loin dans ce que nous avons commencé à vivre. Car ce que le Christ vient rejoindre en nous n’est pas ailleurs : c’est là où nous en sommes. Dans ce que nous portons, dans ce qui résiste, dans ce qui fatigue ou nous échappe. Il y a en chacun de nous quelque chose de la foule des Rameaux : une vraie capacité à accueillir, à se réjouir… et en même temps une difficulté à demeurer quand le chemin devient plus exigeant. Et c’est précisément là que le Christ nous attend. Non pas du côté de ce que nous maîtrisons, mais du côté de ce que nous avons encore du mal à lui confier.

Car la montée vers Pâques n’est pas seulement celle du Christ, elle devient, peu à peu, la nôtre : une montée discrète, souvent cachée, mais réelle, par laquelle Dieu nous conduit de ce qui enferme à ce qui ouvre, de ce qui s’épuise à ce qui demeure, de l’esclavage à la liberté. Alors quelque chose en nous peut être rejoint, transformé, recréé, non pas par nos seules forces, mais par la grâce qui agit, patiemment, fidèlement, et c’est ainsi que, pas à pas, le Christ nous introduit dans une vie nouvelle.

Et c’est peut-être là, au cœur même de ce que nous vivons, que se joue l’essentiel. Dans cette manière de consentir, jour après jour, à ce que Dieu fait en nous, souvent sans bruit. Dans cette fidélité simple qui accepte de ne pas tout comprendre, mais qui choisit de demeurer. Car la vie nouvelle ne s’impose pas, elle se reçoit, elle grandit là où nous laissons au Christ la place d’agir. Alors cette semaine ne nous demande pas d’en faire davantage, elle nous invite à ne pas passer à côté, à être là, à demeurer, et à laisser Dieu accomplir en nous et avec nous ce passage, de la mort à la vie.

Père Edouard Le Conte

NOS 4 ÉGLISES
Place de l’Église,
SAINT-CLOUD
13 avenue Alfred-Belmontet,
SAINT-CLOUD
36 rue du dix-huit-juin 1940,
SAINT-CLOUD
68 avenue du Maréchal-Foch,
SAINT-CLOUD
éVANGILE DU JOUR

En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. »
Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait.
Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait.
Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler.
Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? »
Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote.
Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. »
Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela.
Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres.
Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit.
Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.
Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. »
Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. »
Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! »
Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
- Service offert par l'Evangile au Quotidien - Pour recevoir tous les matins l'Évangile par courriel, levangileauquotidien.org