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NOMINATION

Après 3 années d’études au séminaire français de Rome et de présence à la paroisse de Saint-Cloud pendant les vacances scolaires, le

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Édito

« MAGNIFIQUE HUMANITÉ »

Je prends le relais du Père Clément pour vous faire part de quelques impressions personnelles à la suite de la lecture de ce texte puissant, capable de rejoindre toute personne de bonne volonté qui s’interroge sur les bienfaits et les dangers des progrès fulgurants des moyens numériques.
Nous pouvons entendre dans le titre que le pape bénit l’humanité puisqu’il en dit du bien d’emblée. Qui ose parler ainsi de nos jours ?

Oui, l’humanité est magnifique, dans le sens où elle est créée par Dieu et qu’elle a vocation à lui ressembler dans sa capacité à aimer et à participer à son œuvre de salut par le Christ. Elle est belle mais fragile, capable du meilleur comme du pire. Les différents développements (économique, industriel, idéologique, scientifique, social, philosophique, politique, artistique) ont amené les papes depuis Léon XIII à s’exprimer sur le sens et la portée de ces avancées, autant prometteuses quand elles œuvrent pour le bien de l’humanité qu’inquiétantes quand elles laissent entrevoir les asservissements possibles des plus faibles au profit d’une minorité dominante.

135 ans après Rerum Novarum, le pape Léon XIV interpelle le monde au moyen de deux images bibliques qui introduisent ses propos. Celle de la tour de Babel, qui symbolise l’orgueil, l’ivresse de la puissance qui entre en concurrence avec Dieu ; et celle de la reconstruction de Jérusalem sous Néhémie, qui est une œuvre collective menée sous le regard de Dieu. Après avoir rappelé les fondements de la doctrine sociale de l’Eglise, établie sur l’Evangile et sur une réflexion théologique qui traite des conséquences des enjeux technologiques sur la condition humaine, l’encyclique réaffirme les grands piliers que sont la dignité humaine, le bien commun, le principe de subsidiarité, la solidarité, la justice sociale et le développement intégral. De ce fait, les données, les plateformes, les algorithmes ne peuvent en aucun cas être des armes aux mains d’entreprises concurrentielles mais doivent être utilisées selon le principe de la destination universelle des biens.

L’IA n’a rien d’humain, elle ne compatit pas, elle ne ressent pas, elle ne souffre pas, elle n’aime pas, elle ne hait pas, elle peut imiter des sentiments humains mais sans jamais les habiter de l’intérieur comme le fait un être humain formé par son hérédité, son éducation et par les évènements marquants de sa propre histoire. Elle ne doit pas occuper une place centrale dans la prise de décision et ne doit jamais se substituer à un principe fondamental en servant de nouvelle référence visant à déterminer le progrès humain. D’où l’idée centrale de ce texte qui appelle à « désarmer l’IA » pour lui ôter tout moyen de domination par la recherche d’algorithmes de plus en plus puissants et de bases de données gigantesques visant à orienter les comportements humains. 

En conclusion, Léon XIV rappelle la figure de Néhémie, qui reconstruit les murs de Jérusalem pierre après pierre. « Pour Léon XIV, être chrétien à l’âge de l’intelligence artificielle signifie précisément cela : rebâtir patiemment un monde humain au cœur d’une révolution technologique sans précédent. » (site Aleteia).

Ces quelques lignes ne suffisent pas à évoquer toutes les idées qui étayent la pensée du pape, elles ont été rédigées sans le recours à l’IA et n’ont d’autre but que de vous inviter à lire ce texte dans son intégralité. Que Dieu vous bénisse.


P. Marc Piallat

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éVANGILE DU JOUR

En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements  ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’
Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
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