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Édito

ÊTRE FAMILLE

L’été est une période favorable pour les retrouvailles et les vacances en famille. C’est aussi le moment où les tensions et les difficultés familiales inspirent des litanies de désolations. L’été n’est pas toujours un temps gai pour tous et pour toutes les familles, surtout quand la précarité et les souffrances s’incrustent comme des pots de colle. Pendant l’été, certains jouissent d’un repos paisible, et pour d’autres est ravivé et augmenté le degré de solitude et de l’abandon. Et pourtant, tous nous appartenons à une famille. Loin de moi l’idée d’une famille « zéro problème ». Même la sainte famille a dû affronter des épreuves.
En parcourant la vie de Jésus, Joseph et Marie, on pourrait presque dire qu’il s’agissait d’une famille « malchanceuse ». Dès sa conception, Jésus a été une source de grande inquiétude pour Marie et Joseph. Le couple a même risqué la séparation, évitée uniquement grâce à l’intervention de la grâce (Ange Gabriel) de Dieu. Au moment de la naissance de Jésus – comme cela arrivait à tant d’enfants à l’époque et aujourd’hui encore -, il n’y avait pas de place adéquate pour Lui. Avertis en songe, ils ont dû quitter Bethléem à la hâte pour chercher asile en terre africaine (Egypte). Même s’il n’y avait pas alors les barrières frontalières que nous voyons aujourd’hui, ils ont vécu le tourment de devoir quitter précipitamment leur territoire, leur culture et leur pays, faisant la dure expérience de la condition de réfugiés. Aussi, au moment du retour, ils ont dû changer de trajectoire par peur du successeur d’Hérode, pour finalement s’installer à Nazareth. Ce fut le début d’une histoire qui mènera ces parents jusqu’au pied de la croix de Jésus, lorsqu’Il sera abandonné par ses amis les plus proches et mourra jeune à cause de la désobéissance humaine et de son amour pour nous. Apparemment, pour la Sainte Famille, les choses ne se sont pas « bien passées ». Pourtant, c’est précisément là que nous comprenons ce qu’est une famille : un lien qui veille sur la vie et la sauve.
La famille appelle à risquer sa propre sérénité et à accepter le sacrifice que chaque vie exige. On n’appartient pas à une famille seulement pour recevoir, mais aussi pour donner. Est « de la famille » celui qui reste présent quand tout va mal, pour consoler et relever. Être famille signifie soutenir le membre le plus vulnérable : un enfant fragile, un malade, un membre traversant des difficultés particulières, une personne âgée. La famille est aussi le lieu où l’on apprend l’art du pardon. Il n’existe pas de famille parfaite car il n’existe pas de personnes parfaites. Être famille signifie avoir le courage de demander pardon et la générosité de l’accorder. Sans le pardon, les blessures deviennent des murs ; avec le pardon, elles deviennent des brèches d’où l’amour repart. C’est le pardon mutuel qui permet à une maison de ne pas s’effondrer sous le poids des incompréhensions. Que Dieu bénisse nos familles, et que grandisse notre sens d’appartenance à la famille ecclésiale.
Sincère gratitude pour votre accueil toujours plein de créativité !

Père Eric Oswald FANOU

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éVANGILE DU JOUR

En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle.
Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.
Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.
Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.
Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.
Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. »
Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
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